À propos

Historienne de l’art de formation, je pratiquais la céramique en amateur depuis 10 ans lorsque j’ai entrepris une reconversion professionnelle en 2015. J’ai obtenu mon CAP tourneur en céramique et un titre d’animatrice d’atelier. Je suis inscrite comme artisan d’art à la Chambre des métiers et de l’artisanat. J’ai ouvert mon atelier Marie-Caroline Lemans Céramique à Lardy.

Depuis 2023, après un passage en commission d’admission, mon atelier est inscrit comme membre actif des Ateliers d’Art de France. Cela signifie la reconnaissance de mon travail qui s’inscrit dans des valeurs communes aux métiers d’art — celles du « savoir-faire, de la créativité et de la durabilité ». Cela garantit que mes pièces sont non standardisées et réalisées dans mon atelier en France.


Ma démarche artistique

J’ai toujours eu un attrait pour l’art et les musées, et c’est donc assez naturellement que j’y puise mon inspiration — non pas pour copier, mais pour me nourrir. J’aime passionnément le tournage, j’aime chercher des formes. C’est cela mon moteur, c’est pourquoi je ne réalise que peu de pièces utilitaires mais bien plutôt décoratives. C’est la forme qui m’appelle et non la fonction. Les pièces que je produis peuvent être simples ou complexes, inspirées d’une pièce de musée ou d’une collection d’objets d’art et d’antiquités.

Mes émaux sont également « fait maison ». Ils sont de couleurs vives et franches et s’harmonisent entre eux — vert antique, vert olive, ocre, roux, noir, bleu marine, bleu canard et rose. Ces couleurs me définissent. La couverte que je pose leur donne un caractère très fort et confère à ces formes antiques une véritable modernité. Je recherche un rapport d’élégance entre la forme et la couverte. L’effet bi-matière, par la pose systématique de l’émail doré, leur donne un aspect métallique et précieux — l’aspect d’un objet d’art.

Les pièces en porcelaine, elles, sont laissées brutes. Ce sont des biscuits de porcelaine, sans émail ni décor. La beauté de la porcelaine, sa force et sa puissance se suffisent à elles-mêmes. Elles sont néanmoins étanches, cuites à 1280°.

Parallèlement au tournage, je travaille la sculpture à la plaque en grès blanc ou noir. Elles forment comme des boîtes ou des architectures — à la fois conte et mémoire, mais aussi projection. Elles sont un monde dans lequel nous pourrions entrer. Comme Alice, nous pourrions rêver, y pénétrer, nous y perdre et rêver encore. Elles sont des invitations à la rêverie, à la balade… « Promenons-nous dans les bois… »